Ginkgo biloba - "Arbre aux quarante écus"
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Feuilles entières ou coupées. Vrac. Les 100g.
Récolte: 2022 et 2024.
Origine: Chine.
Ginkgo biloba : feuilles séchées d'un arbre millénaire originaire de Chine
Le Ginkgo biloba L., communément appelé ginkgo ou arbre aux quarante écus, est un arbre originaire de Chine appartenant à la famille des Ginkgoaceae. Unique représentant actuel d'une très ancienne lignée de gymnospermes, il est aujourd'hui cultivé dans de nombreuses régions du monde. Ses feuilles caractéristiques en forme d'éventail occupent une place importante en herboristerie et ont fait du ginkgo l'une des plantes asiatiques les plus connues en Occident.
Qu'est-ce que le Ginkgo biloba ?
Le Ginkgo biloba est un arbre à feuilles caduques pouvant atteindre une trentaine de mètres de hauteur, voire davantage dans des conditions favorables. Certains spécimens atteignent également une longévité exceptionnelle.
Ses feuilles permettent de le reconnaître immédiatement : portées par un long pétiole, elles présentent un limbe caractéristique en forme d'éventail, souvent divisé en deux lobes. Cette particularité est à l'origine du nom spécifique biloba. Vertes durant la période de végétation, elles prennent à l'automne une remarquable coloration jaune doré avant de tomber.
Le ginkgo est une espèce dioïque : les organes reproducteurs mâles et femelles sont portés par des arbres différents.
Le Ginkgo biloba, dernier représentant d'une très ancienne lignée végétale
Le ginkgo occupe une position particulièrement originale dans le monde végétal. Il appartient à l'ordre des Ginkgoales et à la famille des Ginkgoaceae, dont il constitue aujourd'hui le seul représentant vivant.
Des plantes apparentées aux ginkgos sont connues dans les archives fossiles depuis des centaines de millions d'années. Cette ancienneté exceptionnelle explique que le Ginkgo biloba soit fréquemment présenté comme un « fossile vivant ». Cette expression, devenue célèbre, souligne surtout l'ancienneté et l'isolement évolutif remarquables de sa lignée.
Un arbre originaire de Chine aujourd'hui cultivé dans le monde entier
Le Ginkgo biloba est originaire de Chine, où l'arbre possède une longue histoire de culture. Sa présence ancienne autour des temples et des lieux religieux d'Asie orientale a notamment contribué à sa conservation et à sa diffusion.
Introduit progressivement au Japon, en Corée puis en Europe, le ginkgo est aujourd'hui planté dans de très nombreux pays. Sa silhouette, son feuillage automnal doré et sa bonne adaptation à l'environnement urbain en ont également fait un arbre ornemental particulièrement apprécié.
Pourquoi appelle-t-on le ginkgo « arbre aux quarante écus » ?
En France, le ginkgo est traditionnellement surnommé « arbre aux quarante écus ». L'origine de cette appellation est généralement rattachée à l'introduction de l'arbre en France à la fin du XVIIIe siècle et au prix particulièrement élevé auquel auraient été acquis les premiers plants.
Le ginkgo est également parfois appelé « abricotier d'argent », appellation faisant référence à ses graines entourées d'une enveloppe charnue jaune orangé.
Le ginkgo ne produit pas de véritables fruits
Les structures charnues produites par les arbres femelles sont souvent appelées, par commodité, les « fruits » du ginkgo. Botaniquement, cette appellation est toutefois impropre : le ginkgo étant une gymnosperme, il ne forme pas de véritable fruit au sens botanique.
La graine est entourée d'une enveloppe externe charnue qui dégage, lorsqu'elle arrive à maturité et se décompose, une odeur particulièrement forte.
La partie interne de la graine est traditionnellement consommée dans plusieurs pays d'Asie après préparation et cuisson. Ces graines contiennent cependant notamment de la ginkgotoxine (4'-O-méthylpyridoxine) et leur consommation excessive peut provoquer des intoxications. Cette utilisation alimentaire traditionnelle de la graine doit être distinguée de l'utilisation des feuilles de ginkgo en herboristerie.
Que contiennent les feuilles de Ginkgo biloba ?
Les feuilles de Ginkgo biloba possèdent une composition phytochimique complexe. Elles renferment notamment différentes familles de composés, parmi lesquelles des flavonoïdes et des lactones terpéniques.
Parmi les constituants caractéristiques du ginkgo figurent notamment les ginkgolides et le bilobalide. La composition et la concentration de ces constituants peuvent toutefois varier selon la matière première et son mode de préparation.
Quelles sont les propriétés traditionnellement associées aux feuilles de Ginkgo biloba ?
Le ginkgo fait partie des plantes pour lesquelles plusieurs allégations de santé sont actuellement maintenues au niveau européen. Ces formulations concernent notamment les fonctions cognitives, la mémoire et la circulation sanguine.
Ginkgo, mémoire et fonctions cognitives
Le Ginkgo biloba aide à maintenir de bonnes fonctions cognitives. Il contribue à une bonne mémoire et aide à maintenir la mémoire avec le déclin de l'âge.
Ces propriétés expliquent en partie la place particulière qu'occupe aujourd'hui le ginkgo parmi les plantes traditionnellement associées aux fonctions cognitives et à la mémoire.
Ginkgo et circulation sanguine
Le Ginkgo biloba contribue à une bonne circulation sanguine et aide la microcirculation périphérique du sang.
Cette relation avec la circulation constitue également l'un des principaux domaines d'utilisation contemporaine de la feuille de ginkgo.
Ginkgo, vision et audition
Le ginkgo favorise la circulation périphérique, particulièrement utile pour les yeux et les oreilles, et contribue ainsi au maintien d'une bonne vision et d'une bonne audition.
Cette formulation doit être distinguée d'une indication thérapeutique : elle ne signifie notamment pas que la feuille de ginkgo constitue un traitement des troubles de la vision, de l'audition ou des acouphènes.
La feuille de Ginkgo biloba en herboristerie
Ce sont les feuilles du Ginkgo biloba qui occupent aujourd’hui une place privilégiée en herboristerie. Récoltées puis séchées, elles se prêtent notamment à la préparation d’infusions, seules ou associées à d’autres plantes.
Riches d’une composition végétale caractéristique comprenant notamment des flavonoïdes, des ginkgolides et du bilobalide, les feuilles de ginkgo sont particulièrement appréciées pour leurs usages liés à la mémoire, aux fonctions cognitives et à la circulation sanguine.
« L’Herboristerie Yannick Bohbot » propose le Ginkgo biloba sous deux formes : en feuilles entières et en feuilles coupées, permettant de choisir la présentation la mieux adaptée à ses préférences et à ses préparations.
Arbre à l’histoire botanique exceptionnelle, le ginkgo associe ainsi l’ancienneté remarquable de sa lignée à une place toujours importante dans l’herboristerie contemporaine.
Sources et références
Plants of the World Online – Ginkgo biloba L., Royal Botanic Gardens, Kew.
Medicinal Plant Names Services – Ginkgo biloba L., Royal Botanic Gardens, Kew.
Ginkgo biloba: a living fossil, Bradly P. Jacobs & Warren S. Browner, 2004.
Ginkgo biloba, Victor S. Sierpina et al., 2003.
Neuroprotective effects of Ginkgo biloba extract, B. Ahlemeyer & J. Krieglstein, 2003.
Ginkgo biloba for cognitive impairment and dementia, Jacqueline Birks & John Grimley Evans, 2009.
Registre européen des allégations de santé – allégations botaniques relatives au Ginkgo biloba actuellement en attente d'évaluation (« on hold »).
Les informations fournies par "l'Herboristerie Yannick Bohbot" sont données à titre informatif et ne peuvent se substituer à l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé.
Conserver hors de portée des enfants, à l'abri de la lumière et de l'humidité.
- Origine
- Chine
- Poids
- 100g
- Récolte
- 2022
2024 - Conditions de culture
- Sauvage
- Conditions de récolte
- Manuelle
- Date de durabilité minimale (DDM)
- 11/2024 et 03/2026
Les usages traditionnels du Ginkgo biloba à travers l'Asie
Le Ginkgo biloba occupe une place singulière à la rencontre de la médecine traditionnelle, de l'alimentation et de la culture de l'Asie orientale. Cultivé depuis des siècles en Chine puis au Japon et en Corée, cet arbre exceptionnellement longévif a été associé à la vitalité, à la longévité et à différentes traditions médicinales et symboliques. Son histoire ethnobotanique concerne aussi bien ses graines que ses feuilles, mais leurs usages sont différents et ne doivent pas être confondus.
Le Ginkgo dans la tradition chinoise
Le ginkgo possède une longue histoire en Chine, son pays d'origine. Sa culture ancienne, notamment autour des temples, aurait joué un rôle important dans la conservation et la diffusion de l'espèce en Asie orientale.
L'arbre est étroitement associé à la longévité. Sa capacité à atteindre un âge exceptionnel et l'ancienneté extraordinaire de sa lignée botanique ont contribué à en faire un arbre particulièrement respecté.
Une tradition chinoise associe également le ginkgo à Confucius, qui aurait enseigné sous un ginkgo. Ce récit appartient à l'histoire culturelle et symbolique de l'arbre plutôt qu'à la botanique proprement dite, mais témoigne de la place qu'il a progressivement occupée dans la culture chinoise.
Les graines de ginkgo dans la pharmacopée et l'alimentation asiatiques
Bien avant la popularisation moderne des feuilles de ginkgo en Occident, les graines occupaient une place importante dans les traditions asiatiques.
En Chine, elles sont notamment connues sous les noms de bái guǒ (« fruit blanc ») ou yín guǒ (« fruit d'argent »). Elles ont été employées dans la pharmacopée traditionnelle chinoise et intégrées à différentes préparations alimentaires.
Après préparation et cuisson, les graines sont également consommées dans plusieurs pays d'Asie. Elles peuvent accompagner des plats de fête et des préparations réservées aux grandes occasions.
Christian Rätsch et Claudia Müller-Ebeling rapportent que les graines de ginkgo ont notamment été considérées en Asie comme des toniques associés à la vitalité physique et spirituelle. Ils mentionnent également leur présence parmi les aliments offerts à des invités de marque et leur consommation lors de certaines célébrations.
Ces usages historiques ne doivent cependant pas faire oublier la toxicité potentielle des graines. Le ginkgo contient notamment de la ginkgotoxine (4'-O-méthylpyridoxine). Les usages alimentaires asiatiques concernent des graines préparées et consommées en quantité limitée ; ils ne constituent pas une recommandation de consommation.
Le ginkgo, vitalité et traditions aphrodisiaques
Une dimension moins connue de l'ethnobotanique du ginkgo concerne sa réputation de plante associée à la vitalité sexuelle.
Dans leur ouvrage consacré aux plantes et substances aphrodisiaques, Christian Rätsch et Claudia Müller-Ebeling rapportent plusieurs traditions asiatiques liées aux graines de ginkgo. Des sources ethnobotaniques citées par les auteurs leur attribuent notamment une réputation de tonique et d'aphrodisiaque.
Rätsch rapporte également une expérience personnelle vécue au Japon : alors qu'il consommait des graines de ginkgo grillées dans un établissement de Tokyo, un Japonais lui expliqua leur réputation aphrodisiaque et leur consommation avant une rencontre amoureuse. Rätsch précise cependant n'avoir lui-même constaté aucun effet aphrodisiaque particulier et propose plutôt d'interpréter cet usage comme celui d'un « aphrodisiaque rituel ».
D'autres traditions japonaises anciennes rapportées dans la littérature ethnographique associent également certaines parties du ginkgo à la fertilité. Ces témoignages appartiennent à l'histoire des croyances et des pratiques populaires et ne constituent pas des indications médicales contemporaines.
Les feuilles de ginkgo dans la tradition médicinale chinoise
L'histoire médicinale des feuilles doit être distinguée de celle des graines. Contrairement à une affirmation fréquemment répétée, leur emploi médicinal documenté n'est pas nécessairement aussi ancien que celui des graines.
L'Agence européenne des médicaments (EMA), reprenant les travaux historiques consacrés au ginkgo, situe une des premières mentions connues de l'utilisation interne des feuilles à des fins médicinales dans le Ben Cao Pin Hui Jing Yao, ouvrage chinois compilé au début du XVIe siècle, vers 1505.
Les pharmacopées chinoises ont ensuite documenté différents emplois des feuilles. Leur importance s'est considérablement développée à l'époque contemporaine, parallèlement aux recherches pharmacologiques consacrées à leurs flavonoïdes et à leurs lactones terpéniques.
Le ginkgo, arbre des temples d'Asie
Le Ginkgo biloba a longtemps été planté dans les jardins des temples en Chine et au Japon. Cette proximité avec les lieux religieux a contribué à la dimension symbolique de l'arbre et probablement à sa conservation au cours des siècles.
Sa remarquable longévité en a fait un symbole de durée, de résistance et de continuité. Certains ginkgos associés à des temples sont devenus eux-mêmes des arbres remarquables, transmis et protégés de génération en génération.
Au Japon, les graines de ginkgo sont également rapportées comme porte-bonheur dans certaines traditions. L'arbre dépasse ainsi largement le cadre de l'herboristerie : il appartient aussi au patrimoine culturel et symbolique de l'Asie orientale.
Une feuille de ginkgo dans la coiffure des sumos
Le ginkgo apparaît jusque dans l'un des symboles les plus reconnaissables de la culture japonaise : la coiffure traditionnelle des lutteurs de sumo.
Les lutteurs ayant atteint les divisions professionnelles supérieures, à partir du rang jūryō, peuvent porter lors des combats et des occasions officielles une coiffure élaborée appelée ōichōmage (大銀杏), ou plus simplement ōichō. Son nom fait directement référence au ginkgo.
L'extrémité du chignon est travaillée et déployée par le tokoyama, le coiffeur spécialisé des lutteurs, afin d'évoquer la forme caractéristique d'une feuille de ginkgo. Cette coiffure distingue les sekitori, c'est-à-dire les lutteurs ayant atteint les deux divisions professionnelles les plus élevées, des lutteurs de rang inférieur qui portent généralement un chignon plus simple, le chonmage.
La référence au ginkgo est donc suffisamment forte pour avoir donné son nom à cette coiffure emblématique : ōichō signifie littéralement « grand ginkgo ».
Du remède asiatique à une plante majeure de l'herboristerie occidentale
La perception du ginkgo évolue fortement en Europe au cours des XIXe et XXe siècles. D'abord admiré comme curiosité botanique et arbre ornemental venu d'Asie, il devient progressivement une plante importante de la phytothérapie occidentale.
Les feuilles occupent désormais une place beaucoup plus importante que les graines dans l'herboristerie européenne contemporaine. Cet usage occidental moderne ne doit cependant pas être confondu avec l'ensemble des pratiques chinoises et japonaises anciennes : l'histoire ethnobotanique du ginkgo est faite de plusieurs traditions qui se sont développées à des époques et dans des contextes différents.
Sources et bibliographie
Rätsch, C. & Müller-Ebeling, C. The Encyclopedia of Aphrodisiacs: Psychoactive Substances for Use in Sexual Practices. Entrée consacrée à Ginkgo biloba.
Bensky, D. & Gamble, A. Chinese Herbal Medicine: Materia Medica. Références relatives à Ginkgo biloba et aux graines utilisées dans la matière médicale chinoise.
Stuhlemmer, U. (2002). Ginkgo biloba: Mythos und Medizin. Zeitschrift für Phytotherapie, 23.
Unseld, S. Goethe und der Ginkgo: Ein Baum und ein Gedicht. Insel Verlag.
European Medicines Agency (EMA), Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC). Assessment report on Ginkgo biloba L., folium.
Royal Botanic Gardens, Kew. Ginkgo biloba L., Plants of the World Online et Species Profile.
Nihon Sumo Kyokai – Japan Sumo Association. Documentation officielle relative à l'ōichōmage et aux coiffures traditionnelles des rikishi.
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