Découvrez l'ethno-botanique, ses origines, ce qu'elle nous a apporté.

L’ethno-botanique, considérée comme « mémoire de l’humanité » est une science apparue aux Etats Unis vers 1900, puis en France quarante ans plus tard. "L’herboristerie Yannick Bohbot" propose une large sélection de plantes issues des découvertes ethnobotaniques. Mais savez vous exactement ce qu’est l’ethnobotanique, qui l’a développée et ce qu’elle nous a apporté ? 

La définition littérale

Le terme « ethno-botanique » est la combinaison de deux termes :

- Ethnologie : l’étude des peuples et de leur organisation, de leurs coutumes (Source : Le Larousse)

- Botanique : la science des végétaux

L’ethno-botanique c’est donc l’étude des connaissances botaniques d’un groupe social. Cette discipline s’attache à comprendre comment les peuples utilisent les végétaux, que ce soit pour se soigner, pour se nourrir, ou dans les rituels traditionnels.

ethnobotanique-tribu-fumeePhoto de Sneha Cecil / Unsplash

L’ethnobotanique est le carrefour de nombreuses sciences

L’ethnobotanique est une discipline rigoureuse et complexe qui nécessite la collaboration des ethnologues, des archéologues et des naturalistes, voire parfois de chimistes, d’hommes de foi ou de linguistes. 

On parle d’ailleurs parfois de l’ethno-botanique comme de la « mémoire de l’humanité ».

Les ethnobotanistes les plus célèbres : Humboldt, Wasson, Schultes,…

Alexander von Humboldt (1769 – 1859) était un naturaliste et grand voyageur allemand. Il a notamment participé à une expédition dans les colonies espagnoles d’Amérique qui a duré cinq années. Il a rédigé une trentaine d’ouvrages relatant ses découvertes, parmi lesquelles de nombreuses planches botaniques. La qualité de ses observations et ses nombreuses rencontres avec des chamanes ont longtemps servi de bases aux explorations scientifiques. 

Robert Gordon Wasson (1898 – 1986), ethnobotaniste américain, est connu pour avoir rencontré lors de ses recherches mycologiques, la chamane mexicaine María Sabina. Cette guérisseuse mazatèque (peuple indigène du sud mexicain) était réputée pour ses rituels utilisant des champignons hallucinogènes. Wasson fût le premier occidental à participer à ces rituels appelés Velada, qu’il relata dans son essai «  A la recherche du champignon magique » paru en 1957. Bien qu’ayant changé le nom de la guérisseuse dans l’article, cette publication fit de Maria Sabina un véritable mythe, dont de nombreux hippies se mirent en quête.

Richard Evans Schultes (1915-2001), biologiste américain est considéré comme le père de l’ethnobotanique mondiale. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont la référence « Les Plantes des dieux», coécrit avec Albert Hoffman, directeur des recherches du laboratoire Sandoz et découvreur du LSD. Dans cet ouvrage majeur, il détaille scientifiquement les « pouvoirs magiques des plantes psychédéliques »  utilisées dans les rituels culturels ou religieux des cinq continents.

Schultes, prenant du Tabac Amazonien. Caño Guacayá (Colombie), avril 1952 (The Lost Amazon, Wade Davis).

Schultes (à droite) prenant du Tabac Amazonien. Caño Guacayá (Colombie), avril 1952 (The Lost Amazon, Wade Davis)

Les apports de l’ethnobotanique dans la médecine moderne

Un certain nombre de médicaments de la médecine moderne doivent leur développement à l’ethnobotanique. L’exemple le plus  évocateur est celui du médicament le plus utilisé dans le monde : l’aspirine. Son composé principal , l’acide acétylsalicylique, provient de l’écorce de Saule blanc (Salix alba). L’usage de l’écorce de Saule blanc pour ses propriétés fébrifuges était déjà mentionné dans le papyrus Ebers, un traité médical datant du XVIème siècle avant JC. 

On estime aujourd’hui, que 25% des médicaments de la pharmacopée occidentale renferment des extraits de plantes ou des molécules actives provenant directement de plantes.

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