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Leonotis leonurus - Wild dagga Fleurs
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Fleurs mondées ou verticilles, Vrac. Les 10g.
Récoltées à la main.
Récolte : 2025
Origine: Afrique du Sud.
Wild Dagga – Leonotis leonurus, la célèbre queue-de-lion d’Afrique australe
Le Wild Dagga, ou Leonotis leonurus, est une plante originaire d’Afrique australe, immédiatement reconnaissable à ses spectaculaires couronnes de fleurs orange disposées autour de longues tiges dressées.
Également appelé Dagga sauvage, queue-de-lion, oreille-de-lion ou parfois « cannabis légal », Leonotis leonurus possède une histoire à la fois horticole et ethnobotanique. La plante est cultivée pour sa floraison décorative, mais elle est surtout devenue célèbre en dehors de son aire d’origine en raison de ses usages traditionnels et de sa réputation de plante légèrement psychoactive.
Les fleurs et les feuilles séchées ont notamment été employées dans différentes préparations traditionnelles d’Afrique australe. Elles ont également été fumées, seules ou incorporées à des mélanges végétaux. Des utilisateurs contemporains recherchent dans le Wild Dagga une sensation de détente, une légère euphorie ou un high généralement décrit comme plus doux et plus variable que celui du cannabis.
Cette comparaison doit néanmoins être comprise avec nuance : Leonotis leonurus n’est pas une espèce de cannabis, ne contient pas de THC et présente une composition botanique et phytochimique très différente de celle de Cannabis sativa.
Qu’est-ce que le Wild Dagga ?
Une plante vivace de la famille des Lamiacées
Leonotis leonurus appartient à la famille botanique des Lamiacées, qui comprend également la menthe, la sauge, le thym, le romarin et le marrube blanc.
Il s’agit d’un arbrisseau vivace pouvant atteindre une taille importante lorsque le climat lui convient. Ses tiges, souvent quadrangulaires comme chez de nombreuses Lamiacées, portent des feuilles opposées, étroites, allongées et légèrement aromatiques lorsqu’elles sont froissées.
Les fleurs tubulaires, généralement orange vif à rouge orangé, sont réunies en couronnes globuleuses espacées le long des tiges. En botanique, ces ensembles floraux sont appelés des verticilles ou, plus précisément, des verticillastres.
Leur silhouette caractéristique a inspiré les noms anglais Lion’s Tail et Lion’s Ear, traduits en français par « queue-de-lion » et « oreille-de-lion ».
Une espèce originaire d’Afrique australe
Leonotis leonurus est originaire d’Afrique australe, principalement d’Afrique du Sud. L’espèce se développe naturellement dans différents milieux ouverts, notamment les prairies, les lisières, les pentes rocheuses et les terrains bien exposés.
La plante a ensuite été introduite dans de nombreuses régions au climat chaud, subtropical ou méditerranéen. Elle est aujourd’hui cultivée comme plante ornementale en Afrique, en Amérique, en Australie, en Asie ainsi que dans certaines régions du sud de l’Europe.
Une plante présente dans les jardins et les massifs municipaux
Avec ses longues tiges, sa floraison orange particulièrement graphique et sa bonne résistance aux périodes sèches une fois installée, le Wild Dagga est apprécié comme plante ornementale.
Il peut être observé dans des jardins botaniques et des jardins privés, mais également dans les parterres et les massifs aménagés par certaines communes, en particulier dans les régions au climat méditerranéen ou océanique doux.
Sa floraison prolongée attire de nombreux insectes pollinisateurs. Dans son milieu naturel, les fleurs riches en nectar sont aussi visitées par différentes espèces d’oiseaux nectarivores.
De nombreuses personnes découvrent ainsi Leonotis leonurus comme plante décorative sans nécessairement connaître son histoire ethnobotanique ni sa réputation de plante psychoactive.
Pourquoi l’appelle-t-on « cannabis légal » ?
Le mot « dagga » est historiquement employé en Afrique australe pour désigner le cannabis. L’expression afrikaans Wilde Dagga, littéralement « dagga sauvage », a donc contribué à rapprocher Leonotis leonurus de Cannabis sativa dans l’imaginaire populaire.
Cette comparaison a ensuite été largement reprise dans la littérature ethnobotanique, dans la culture alternative et dans le commerce des plantes. Le Wild Dagga est ainsi parfois présenté sous les appellations « cannabis sauvage », « cannabis africain » ou « cannabis légal ».
La plante n’est pourtant pas un cannabis sur le plan botanique. Leonotis leonurus appartient à la famille des Lamiacées, tandis que Cannabis sativa appartient à celle des Cannabacées.
Le Wild Dagga ne contient pas le THC caractéristique du cannabis. L’expression « cannabis légal » doit donc être comprise comme une appellation populaire et commerciale faisant référence à son histoire, à son mode d’utilisation et aux sensations traditionnellement rapportées, et non comme l’affirmation d’une équivalence botanique ou pharmacologique avec le cannabis.
Quel « high » est associé au Wild Dagga ?
Les fleurs et les feuilles séchées de Leonotis leonurus ont été fumées dans différents contextes traditionnels ou récréatifs. Des témoignages anciens et contemporains décrivent un effet subjectif généralement léger, pouvant prendre la forme d’une sensation de détente, de chaleur corporelle, d’apaisement ou d’une modification discrète de l’humeur et des perceptions.
Certains utilisateurs parlent d’un high doux ou d’une légère euphorie, tandis que d’autres ne ressentent qu’un effet limité, voire aucun effet nettement perceptible. Les retours disponibles décrivent donc une expérience très variable.
Cette variabilité peut notamment dépendre de la personne, de la partie végétale employée, de la qualité du lot, de la proportion de fleurs, du mode de préparation et des attentes de l’utilisateur.
Les descriptions de ce high proviennent principalement de la littérature ethnobotanique et de témoignages d’usage. Les recherches disponibles ne permettent pas de définir précisément son intensité, sa durée ou son mécanisme d’action chez l’être humain.
Le Wild Dagga dans l’œuvre de Christian Rätsch
L’ethnobotaniste allemand Christian Rätsch présente Leonotis leonurus dans son ouvrage de référence The Encyclopedia of Psychoactive Plants: Ethnopharmacology and Its Applications.
Il y documente notamment ses appellations, son origine, ses usages, ses préparations et sa place parmi les plantes traditionnellement ou culturellement associées à une modification de l’état de conscience.
Cette présence dans une encyclopédie consacrée aux plantes psychoactives relève d’une approche ethnobotanique. Elle ne signifie pas que l’ensemble des effets attribués au Wild Dagga ait été confirmé par des essais cliniques.
Que contient Leonotis leonurus ?
Les recherches phytochimiques consacrées à Leonotis leonurus ont mis en évidence plusieurs familles de constituants, notamment des diterpènes de type labdane, des flavonoïdes, des composés phénoliques ainsi que différents constituants volatils.
Le marrubiin, également rencontré chez d’autres plantes de la famille des Lamiacées comme le marrube blanc, figure parmi les diterpènes les plus fréquemment signalés dans la littérature scientifique consacrée à la plante.
La léonurine est-elle responsable de ses effets ?
De nombreux sites attribuent le caractère psychoactif supposé du Wild Dagga à un alcaloïde appelé léonurine. Cette affirmation est pourtant incertaine.
La léonurine est surtout connue comme constituant de plusieurs plantes du genre Leonurus, notamment Leonurus japonicus et Leonurus sibiricus. Bien que sa présence dans le Wild Dagga soit fréquemment répétée dans la littérature populaire, elle n’a pas été confirmée par les principales analyses phytochimiques scientifiques publiées sur Leonotis leonurus.
Dans l’état actuel des connaissances, il n’est donc pas possible d’attribuer le high rapporté à la léonurine ni à une seule molécule clairement identifiée. Les constituants et les mécanismes susceptibles d’expliquer les sensations décrites restent insuffisamment établis.
Wild Dagga et Klip Dagga : deux espèces à distinguer
Le Wild Dagga est fréquemment confondu avec le Klip Dagga, Leonotis nepetifolia. Les deux plantes appartiennent au même genre botanique (Leonotis) et présentent une floraison orange spectaculaire organisée en couronnes autour de la tige. Cette ressemblance explique que leurs noms soient souvent employés de manière interchangeable sur Internet ou dans le commerce.
Il s'agit pourtant de deux espèces distinctes, possédant une répartition géographique, une morphologie, un cycle de vie et une histoire ethnobotanique qui leur sont propres.
Leonotis leonurus – Wild Dagga
Leonotis leonurus est principalement originaire d'Afrique australe, notamment d'Afrique du Sud, du Lesotho et d'Eswatini (anciennement Swaziland). Il s'agit d'un sous-arbrisseau vivace (pérenne) dont la base devient progressivement ligneuse. Lorsque les conditions climatiques lui sont favorables, la plante peut vivre plusieurs années et former une touffe dense atteignant couramment 2 à 3 mètres de hauteur.
Ses nombreuses ramifications portent des feuilles relativement étroites, allongées et finement dentées. Les fleurs tubulaires orange vif sont regroupées en plusieurs verticilles successifs répartis le long des tiges, donnant à la plante son aspect caractéristique de « queue-de-lion ».
Grâce à sa longue floraison, à sa résistance à la sécheresse une fois installée et à son intérêt pour les pollinisateurs, Leonotis leonurus est aujourd'hui largement cultivé comme plante ornementale dans les jardins botaniques, les jardins privés ainsi que dans certains massifs municipaux, notamment sous climat méditerranéen.
Leonotis nepetifolia – Klip Dagga
Leonotis nepetifolia, communément appelé Klip Dagga, possède une aire de répartition naturelle plus vaste, couvrant notamment une grande partie de l'Afrique tropicale ainsi que le sous-continent indien. L'espèce s'est ensuite largement naturalisée dans les régions tropicales et subtropicales du monde, où elle colonise volontiers les friches, les bords de chemins, les terrains perturbés et certaines zones cultivées.
Contrairement au Wild Dagga, qui est une plante pérenne, Leonotis nepetifolia est généralement une plante annuelle, bien qu'elle puisse parfois se comporter comme une vivace de courte durée sous les climats les plus favorables. Après la floraison et la production de graines, elle disparaît le plus souvent puis se renouvelle naturellement par semis.
Le Klip Dagga développe généralement une tige principale dressée, peu ramifiée, pouvant dépasser deux mètres de hauteur. Ses feuilles sont plus larges, de forme triangulaire à ovale, avec une denture plus marquée que celles du Wild Dagga.
Ses inflorescences forment de grosses sphères florales régulièrement espacées le long de la tige. Après la floraison, les calices persistent et deviennent particulièrement rigides et piquants, donnant aux verticilles un aspect très caractéristique qui permet de distinguer facilement l'espèce de Leonotis leonurus.
Comme le Wild Dagga, Leonotis nepetifolia possède une longue histoire d'utilisation traditionnelle dans plusieurs régions d'Afrique, d'Asie et d'Amérique tropicale. Les deux espèces appartiennent toutefois à des taxons distincts et ne doivent pas être confondues, que ce soit d'un point de vue botanique, horticole ou ethnobotanique.
Deux espèces proches, mais différentes
Le nom Wild Dagga désigne donc spécifiquement Leonotis leonurus, tandis que Klip Dagga correspond à Leonotis nepetifolia. Bien que leurs fleurs présentent une apparence similaire et que leurs usages traditionnels aient parfois été rapprochés, il s'agit bien de deux espèces distinctes dont les caractéristiques botaniques, écologiques et le cycle de vie diffèrent sensiblement.
Fleurs mondées ou verticilles floraux ?
Le Wild Dagga proposé par "L’Herboristerie Yannick Bohbot" est disponible, selon la présentation sélectionnée et les lots proposés, sous forme de fleurs mondées ou de verticilles floraux séchés.
Les fleurs mondées de Wild Dagga
Les fleurs mondées correspondent principalement aux fleurs tubulaires orange qui ont été séparées manuellement ou mécaniquement de leur support floral.
Cette présentation permet d’obtenir une matière végétale plus fine et plus homogène, contenant une proportion importante de fleurs et peu de parties rigides. Elle est particulièrement recherchée par les connaisseurs et les amateurs de plantes ethnobotaniques.
Le mondage étant une opération réalisée sur une matière végétale naturelle, quelques fragments de calices, de feuilles ou de tiges peuvent néanmoins rester présents dans le produit.
Les verticilles floraux de Wild Dagga
Les verticilles floraux correspondent aux couronnes naturelles portant les fleurs autour de la tige. Cette présentation conserve davantage la structure botanique caractéristique de Leonotis leonurus.
Les verticilles peuvent contenir les fleurs tubulaires orange, leurs calices persistants ainsi que de petits fragments de tiges ou de feuilles. Leur texture est naturellement plus grossière, plus fibreuse et parfois légèrement piquante que celle des fleurs mondées.
Cette présentation est particulièrement appréciée pour son aspect botanique, décoratif et ethnobotanique. Elle permet également d’observer facilement l’organisation florale caractéristique de la queue-de-lion.
Deux présentations, une même espèce botanique
Les fleurs mondées et les verticilles proviennent tous deux de Leonotis leonurus. La différence concerne uniquement le degré de préparation de la matière végétale après la récolte.
Les photographies et l’intitulé de la déclinaison permettent d’identifier la présentation proposée. Il convient donc de sélectionner l’option souhaitée avant d’ajouter le produit au panier.
Notre Wild Dagga séché
Le Wild Dagga proposé par "L’Herboristerie Yannick Bohbot" est sélectionné pour son identité botanique, son aspect et sa qualité de conservation.
Comme pour toute plante séchée, la couleur, la taille des fragments, la proportion naturelle de fleurs, de calices, de feuilles et de tiges peuvent varier légèrement d’un lot à l’autre. Ces variations naturelles ne remettent pas en cause l’identité botanique de la plante.
La teinte des fleurs peut également évoluer au cours du séchage et de la conservation. Elle peut aller de l’orange vif à l’orange brun, selon le lot, la maturité des fleurs et les conditions naturelles de récolte.
Ce produit s’adresse notamment aux collectionneurs de plantes, aux amateurs de botanique et aux personnes souhaitant découvrir une espèce emblématique de l’ethnobotanique d’Afrique australe.
Sources et références
Rätsch, C. (2005). The Encyclopedia of Psychoactive Plants: Ethnopharmacology and Its Applications. Park Street Press, Rochester, Vermont.
Nsuala, B. N., Enslin, G. et Viljoen, A. (2015). « Wild cannabis »: A review of the traditional use and phytochemistry of Leonotis leonurus. Journal of Ethnopharmacology, 174, 520–539. https://doi.org/10.1016/j.jep.2015.08.013
Mazimba, O. (2015). Leonotis leonurus: A herbal medicine review. Journal of Pharmacognosy and Phytochemistry, 3(6), 74–82.
Royal Botanic Gardens, Kew. Plants of the World Online – Leonotis leonurus (L.) R.Br. https://powo.science.kew.org/taxon/urn:lsid:ipni.org:names:449133-1
Royal Botanic Gardens, Kew. Plants of the World Online – Leonotis nepetifolia (L.) R.Br. https://powo.science.kew.org/taxon/urn:lsid:ipni.org:names:127310-3
South African National Biodiversity Institute. PlantZAfrica – Leonotis leonurus. https://pza.sanbi.org/leonotis-leonurus
Le Wild Dagga ne doit pas être confondu avec le cannabis. Les descriptions d’un effet relaxant, euphorisant ou d’un « high » correspondent à des usages traditionnels, à la littérature ethnobotanique.
Nous vous rappelons que fumer n'est pas anodin pour la santé du fait de la combustion. Et ce n'est pas une blague (à tabac...)
Les informations fournies par "l'Herboristerie Yannick Bohbot" sont données à titre informatif et ne peuvent se substituer à l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé.
Conserver hors de portée des enfants, à l'abri de la chaleur et de l'humidité.
- Origine
- Afrique du Sud
- Poids
- 10g
- Récolte
- 2025
- Conditions de récolte
- Manuelle
- Date de durabilité minimale (DDM)
- Déc. 2027
Les différents usages du leonotis leonurus dans la médecine traditionnelle
Le leonotis leonurus dans la médecine traditionnelle africaine
Le terme « dagga », dérivé du khoikhoi (langue sud-africaine)« dachab », est utilisé pour désigner les différentes espèces de cannabis, d’où son rapport étroit avec celui-ci.
Les fleurs et les feuilles de la plante sont depuis longtemps utilisées par certaines tribus africaines telles que les Zoulous, les Bochimans et les Hottentots pour leurs facultés à altérer la conscience. Ces peuples d’Afrique centrale et du Sud consomment des décoctions et infusions de leonotis leonurus à l’occasion de rituels ou simplement pour se relaxer. Il compose également certains encens et fumigations.
En Afrique, la plante a longtemps été utilisée comme talisman pour tenir à distance les cobras et soigner leurs morsures, ainsi que les piqûres de certaines araignées.
Le pouvoir de guérison prêté à la queue-de-lion
Depuis longtemps, la médecine traditionnelle de nombreux pays utilise la plante en infusion ou fumée pour soulager de nombreux maux : les plaies, les piqûres, les démangeaisons, les maux de tête, la constipation, la fièvre, la toux, etc.
Nous vous rappelons que fumer n'est pas anodin pour la santé du fait de la combustion. Et ce n'est pas une blague (à tabac...)
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