Camphre naturel - Cinnamomum camphora
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Camphre naturel extrait du bois de Cinnamomum camphora.
Vrac, les 100g.
Récolte: 2026
Origine: Chine
Camphre naturel – Cristaux obtenus par hydrodistillation du camphrier (Cinnamomum camphora)
Le camphre naturel est une substance aromatique cristalline obtenue exclusivement à partir du camphrier (Cinnamomum camphora), un arbre appartenant à la famille des Lauracées. Reconnaissable à son parfum frais, puissant et pénétrant, il est utilisé depuis des siècles en Asie dans les pharmacopées traditionnelles, les fumigations et la préparation de baumes aromatiques.
Le produit proposé par l'Herboristerie Yannick Bohbot est un camphre naturel d'origine végétale, obtenu par hydrodistillation puis cristallisation naturelle. Il est à distinguer du camphre synthétique, fabriqué industriellement à partir de dérivés de la térébenthine.
Qu'est-ce que le camphre naturel ?
Le camphrier (Cinnamomum camphora) est un arbre persistant pouvant dépasser 25 mètres de hauteur et vivre plusieurs siècles. Originaire de Chine, de Taïwan, du Japon et d'autres régions d'Asie orientale, il est aujourd'hui cultivé dans différentes zones tropicales et subtropicales, notamment à Madagascar.
Son bois est naturellement riche en composés aromatiques, dont le camphre, une cétone terpénique qui se présente sous forme de cristaux blancs translucides à l'odeur fraîche et caractéristique.
Une obtention traditionnelle par hydrodistillation
Le camphre naturel est obtenu par hydrodistillation du bois du camphrier. Sous l'action de la vapeur d'eau, les composés aromatiques naturellement présents dans le bois sont entraînés puis condensés.
Lors du refroidissement, le camphre cristallise spontanément. Les cristaux sont ensuite séparés et purifiés par sublimation afin d'obtenir un produit d'origine végétale d'une grande pureté, utilisé depuis des siècles dans les traditions asiatiques.
Cette méthode d'extraction est employée depuis longtemps dans les régions productrices et permet d'obtenir un camphre naturel conservant toutes les caractéristiques olfactives qui ont fait sa réputation.
Camphre naturel ou camphre synthétique ?
Aujourd'hui, le marché propose deux types de camphre :
Le camphre naturel, extrait du camphrier (Cinnamomum camphora) par hydrodistillation, et le camphre synthétique, obtenu par synthèse chimique à partir de dérivés de la térébenthine.
Le camphre naturel demeure le plus recherché par les amateurs de botanique, d'encens traditionnels et de matières premières végétales en raison de son origine naturelle et de son utilisation historique dans les pharmacopées asiatiques.
Un arbre emblématique des pharmacopées asiatiques
Le camphrier occupe une place importante dans les traditions médicinales chinoise, japonaise et indienne depuis plus de deux mille ans. Le camphre était utilisé dans diverses préparations aromatiques, lors de fumigations ainsi que dans la fabrication de baumes traditionnels.
Son parfum intense lui a également valu une utilisation pour parfumer certains lieux de culte, protéger les textiles et entrer dans de nombreuses préparations artisanales en Extrême-Orient.
Le camphre dans les préparations traditionnelles
Le camphre naturel constitue l'un des ingrédients historiques de nombreuses préparations traditionnelles asiatiques. Il est notamment connu pour entrer dans la composition de plusieurs baumes aromatiques emblématiques, dont le célèbre Baume du Tigre, développé à la fin du XIXe siècle à partir de différentes substances végétales.
Le camphre naturel comme encens de fumigation
Grâce à son parfum frais et pénétrant, les cristaux de camphre naturel peuvent être utilisés comme encens de fumigation. Traditionnellement, ils sont déposés en faible quantité sur un charbon incandescent ou dans un brûle-encens adapté afin de diffuser leur fragrance caractéristique.
Une matière première végétale reconnue
Le camphre naturel reste aujourd'hui une matière première emblématique de l'ethnobotanique asiatique. Son mode d'obtention traditionnel par hydrodistillation, son origine exclusivement végétale et son histoire plurimillénaire en font un produit apprécié des passionnés de botanique, d'aromates et de traditions anciennes.
Bibliographie
Millot D. Histoire pharmacologique du camphre. 1837.
Kopp A. Travaux récents sur la culture du Camphrier et la production du Camphre. 1922.
Tissot P. La culture du Camphrier et la production du camphre. 1935.
Hamidpour R., Hamidpour M., Hamidpour S. Camphor (Cinnamomum camphora), a traditional remedy with the history of treating several diseases. Journal of Pharmacopuncture. 2013.
Malabadi R.B. et al. Camphor tree (Cinnamomum camphora): Ethnobotany and pharmacological updates. 2021.
Les informations fournies par "l'Herboristerie Yannick Bohbot" sont données à titre informatif et ne peuvent se substituer à l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé.
Conserver hors de portée des enfants, à l'abri de la chaleur et de l'humidité.
- Origine
- Chine
- Poids
- 100g
- Récolte
- -
- Date de durabilité minimale (DDM)
- 04/2028
Les utilisations traditionnelles du camphre naturel
Obtenu par hydrodistillation du bois du camphrier (Cinnamomum camphora), le camphre naturel accompagne depuis des siècles les traditions de plusieurs civilisations d’Asie. Son odeur fraîche, puissante et pénétrante explique sa présence ancienne dans les fumigations, les cérémonies religieuses, les préparations aromatiques, les usages domestiques et certaines pratiques funéraires.
Les usages présentés ci-dessous relèvent de l’histoire et de l’ethnobotanique. Ils ne constituent pas des recommandations d’emploi médical ou domestique.
Le camphre dans les traditions chinoises
Le camphre occupe une place ancienne dans les traditions chinoises. Il était recherché pour son parfum particulièrement intense et incorporé à différentes préparations aromatiques, fumigations et compositions destinées à un usage externe.
Les matières odorantes telles que le camphre étaient également employées pour parfumer les habitations, les temples, les vêtements et certains objets précieux. Leur rareté et leur origine lointaine en faisaient autrefois des produits de grande valeur.
Le camphre en Inde et dans la tradition ayurvédique
En Inde, le camphre est traditionnellement connu sous le nom de karpūra. Il apparaît dans la tradition ayurvédique ainsi que dans de nombreuses pratiques religieuses hindoues.
Le camphre naturel est notamment brûlé au cours de l’ārati, rituel durant lequel une flamme est présentée devant une divinité. Sa combustion, qui ne laisse que très peu de résidus, possède une forte valeur symbolique et représente notamment la disparition de l’ego ou des impuretés.
Les fumigations religieuses et traditionnelles
Le camphre naturel est utilisé depuis des siècles comme matière de fumigation. Son parfum immédiatement reconnaissable accompagne des cérémonies religieuses, des pratiques de méditation et différents rites traditionnellement associés à la purification des lieux.
Les cristaux peuvent être déposés en très petite quantité sur une source de chaleur ou dans un brûle-encens conçu pour cet usage. Le camphre se sublime rapidement et libère une fumée aromatique puissante. Toute fumigation doit être réalisée avec prudence, dans une pièce correctement ventilée et loin des enfants, des animaux et des matières inflammables.
Une matière précieuse sur les anciennes routes commerciales
Pendant plusieurs siècles, le camphre compta parmi les matières aromatiques recherchées dans les échanges entre l’Asie orientale, l’Inde, le monde arabe et l’Europe. Transporté sur de longues distances, il circulait aux côtés des épices, des résines odorantes et d’autres substances végétales précieuses.
Les auteurs et commerçants du monde arabo-persan participèrent à sa diffusion vers l’Occident médiéval. Le camphre rejoignit ensuite les officines européennes, où il fut conservé parmi les matières premières des apothicaires.
Le camphre dans les baumes et préparations aromatiques
Dans différentes régions d’Asie, le camphre fut incorporé à des huiles, des baumes, des onguents et d’autres préparations traditionnelles destinées à un usage externe.
Il est notamment devenu l’un des ingrédients emblématiques de plusieurs baumes aromatiques asiatiques. Le célèbre Baume du Tigre, développé sous sa forme commerciale à la fin du XIXe siècle, associe ainsi le camphre à d’autres substances aromatiques.
Le camphre dans les usages domestiques
Bien avant l’apparition des produits ménagers modernes, le camphre naturel était placé dans les armoires, les coffres et les malles afin de parfumer leur contenu et de protéger les textiles de certains insectes, notamment des mites.
Il a ainsi été commercialisé sous forme de morceaux ou de boules destinés aux placards. Cet usage ancien explique que le camphre soit encore parfois associé aux produits antimites. Il ne doit toutefois pas être confondu avec les boules de naphtaline, qui sont constituées d’une autre substance.
Le camphre a également pu entrer dans la composition de certaines préparations traditionnelles destinées à l’entretien ou au parfumage des sols, des meubles et des boiseries. Les recettes historiques variaient fortement selon les époques et les régions et pouvaient contenir d’autres substances aujourd’hui déconseillées.
Le camphre et les insectes indésirables
Son odeur puissante lui a valu d’être traditionnellement employé pour éloigner différents insectes des réserves, des coffres et des habitations. L’usage contre les mites textiles est le mieux établi historiquement.
Des traditions domestiques mentionnent également son emploi contre d’autres insectes indésirables, parfois les cafards. Ces pratiques populaires sont cependant moins précisément documentées et ne permettent pas de garantir une efficacité comparable à celle d’un produit biocide homologué.
Le camphre dans les pratiques funéraires
Le camphre et d’autres matières aromatiques furent employés dans certaines pratiques funéraires anciennes en Asie. En Chine impériale, ces substances pouvaient accompagner les rites consacrés aux membres de l’élite, parfumer les sépultures ou entrer dans des préparations utilisées autour du corps et du mobilier funéraire.
Il est parfois affirmé que les corps des empereurs chinois étaient systématiquement embaumés avec du camphre. Cette formulation est trop générale : les pratiques ont varié selon les dynasties, les périodes et le rang des défunts. Il est plus exact de retenir que le camphre figurait parmi les substances aromatiques et conservatrices susceptibles d’être employées dans certaines pratiques funéraires de haut rang.
Son odeur persistante et sa réputation d’éloigner les insectes expliquent vraisemblablement sa présence dans ces usages, aux côtés de bois odorants, de résines, d’épices et d’autres matières végétales précieuses.
La protection des textiles, manuscrits et objets précieux
Dans les coffres et les lieux de conservation, le camphre était utilisé pour protéger les vêtements, les étoffes, les manuscrits et certains objets précieux. Son parfum imprégnait durablement les espaces fermés et contribuait à éloigner certains insectes susceptibles d’endommager les matières organiques.
Cet emploi domestique et patrimonial s’est maintenu jusqu’à l’époque moderne, avant d’être progressivement remplacé par des produits industriels spécifiques.
Précautions relatives au camphre naturel
Le camphre est une substance très concentrée qui ne doit pas être considérée comme un aliment ou une plante à infusion. Il ne doit pas être avalé ni laissé à la portée des enfants. Son ingestion, même en quantité limitée, peut provoquer une intoxication grave.
Les cristaux doivent être manipulés avec précaution, loin d’une flamme directe et dans un espace ventilé. Ils ne doivent pas être appliqués purs sur la peau ni employés dans une préparation corporelle sans formulation adaptée et sans avis professionnel.
Sources et références bibliographiques
Millot D. Histoire pharmacologique du camphre. 1837.
Kopp A. Travaux récents sur la culture du Camphrier et la production du Camphre. 1922.
Tissot P. La culture du Camphrier et la production du camphre. 1935.
Hamidpour R., Hamidpour M., Hamidpour S. Camphor (Cinnamomum camphora), a traditional remedy with the history of treating several diseases. Journal of Pharmacopuncture. 2013.
Malabadi R.B. et al. Camphor tree, Cinnamomum camphora: Ethnobotany and pharmacological updates. 2021.
Les informations fournies par "l'Herboristerie Yannick Bohbot" sont données à titre informatif et ne peuvent se substituer à l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé.
Conserver hors de portée des enfants, à l'abri de la chaleur et de l'humidité.