Acorus calamus - Sweet flag - Rhizome coupé - "L'Herboristerie Yannick Bohbot".
Acorus calamus - Sweet flag - Plante in situ - "L'Herboristerie Yannick Bohbot".
Acorus calamus - Sweet flag - planche botanique - "L'Herboristerie Yannick Bohbot".
Acorus calamus - Sweet flag - Rhizome coupé - "L'Herboristerie Yannick Bohbot".
Acorus calamus - Sweet flag - Plante in situ - "L'Herboristerie Yannick Bohbot".
Acorus calamus - Sweet flag - planche botanique - "L'Herboristerie Yannick Bohbot".

Acorus calamus - Sweet flag

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Rhizome coupé. Les 50g.
Origine: Bulgarie.


 

Acore odorant (Acorus calamus) – Un rhizome aromatique au parfum unique utilisé depuis l'Antiquité

L'Acore odorant (Acorus calamus) est une plante aquatique vivace dont le rhizome est apprécié depuis des siècles en Europe et en Asie. Son parfum chaud, épicé et légèrement citronné lui a valu une place aussi bien dans les pharmacopées traditionnelles que dans la parfumerie, les préparations aromatiques et certains usages rituels. Récolté puis soigneusement séché, son rhizome développe une fragrance puissante immédiatement reconnaissable.

Une plante emblématique des zones humides

Originaire d'Asie, Acorus calamus s'est progressivement naturalisé dans de nombreuses régions d'Europe ainsi qu'en Amérique du Nord. Il affectionne les berges, les marécages, les fossés humides et les étangs où son feuillage en longues lames vertes rappelle celui des iris.

La partie traditionnellement récoltée est le rhizome, une tige souterraine épaisse, riche en composés aromatiques, responsable de l'odeur si caractéristique de la plante.

Un parfum chaud, épicé et légèrement citronné

Le rhizome d'Acore odorant développe une senteur complexe mêlant des notes boisées, épicées, camphrées et citronnées. Cette richesse aromatique explique son utilisation traditionnelle dans de nombreuses préparations végétales ainsi que dans certaines compositions de parfumerie.

Une plante connue sous de nombreux noms

L'Acore odorant est également appelé Sweet Flag dans les pays anglophones, Jonc odorant en français ou encore Vacha dans la tradition ayurvédique indienne. Ces différentes appellations témoignent de son ancienneté et de sa large diffusion à travers les cultures.

Une plante étudiée depuis longtemps

L'Acore odorant fait l'objet de nombreuses publications botaniques, ethnobotaniques et pharmacognostiques. Son rhizome demeure aujourd'hui une plante d'intérêt pour les chercheurs en raison de sa composition aromatique complexe et de sa longue histoire d'utilisation dans différentes traditions du monde.

Bibliographie

Rajput S.B. (2014). An overview on traditional uses and pharmacological profile of Acorus calamus Linn.

Mukherjee P.K. et al. (2008). Acorus calamus: Scientific Validation of Ayurvedic Traditions.

Yende S.R. et al. (2008). Pharmacological Profile of Acorus calamus: An Overview.

Les informations fournies par "l'Herboristerie Yannick Bohbot" sont données à titre informatif et ne peuvent se substituer à l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé.
Conserver hors de portée des enfants, à l'abri de la chaleur et de l'humidité.

Origine
Bulgarie
Poids
50g
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C'est bon.
Top
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Top
Sweet flag
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Merci pour votre envoi de sweet Flag, il est bien arrivé, en bon état. Les morceaux sont très petits, c'est bien pour l'utilisation.Par contre j'aurais voulu essayer d'en planter, je ne sais pas si ça va marcher (j'habite à l'île de la Réunion) J'ai du curcuma de la cardamome, du gingembre dans mon jardin. Je vous raconterai. Merci
Impeccable
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Le produit est ce à quoi je m'attendais ????
Bien
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Beau morceau de racine, au moins c'est pas de la poudre comme sur d'autre site. Goût très intense.

Usages traditionnels de l’Acore odorant (Acorus calamus)

L’Acore odorant, ou Acorus calamus, possède une histoire médicinale, aromatique et rituelle particulièrement ancienne. Son rhizome, souvent appelé à tort « racine », a été employé dans plusieurs traditions d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord. Les usages présentés ci-dessous sont rapportés dans des ouvrages historiques, ethnobotaniques ou consacrés aux médecines traditionnelles. Ils sont décrits dans un but documentaire et ne constituent pas des recommandations thérapeutiques actuelles.

Le rhizome d’Acore dans les préparations traditionnelles

Décoction traditionnellement employée pour la digestion

Dans l’herboristerie européenne et dans plusieurs traditions asiatiques, le rhizome séché de l’Acore odorant a été préparé en décoction. Cette préparation était traditionnellement employée lors de digestions difficiles, de sensations de lourdeur, de flatulences, de crampes ou de coliques.

Les usages nord-américains documentés mentionnent également des décoctions contre les fièvres, les crampes d’estomac et les coliques, tandis que le rhizome pouvait être mâché lors de douleurs dentaires ou réduit en poudre pour d’autres préparations traditionnelles.

Dosages observés dans certaines sources d’herboristerie : les quantités rapportées varient selon les ouvrages, les régions et les formes de préparation. Des publications secondaires mentionnent notamment environ 1 à 3 g de rhizome séché pour 150 à 250 ml d’eau, avec une courte décoction. Ces indications sont données comme témoignages documentaires d’anciens usages et non comme un mode d’emploi.

Recette historique de liqueur d’Acore

L’Acore odorant a également été utilisé comme plante aromatique et amère dans certaines liqueurs et préparations apéritives européennes.

Une recette traditionnellement rapportée emploie :

  • 100 g de rhizome séché d’Acore odorant ;
  • 500 ml d’alcool ;
  • 500 ml d’eau.

La préparation est agitée puis filtrée après environ une semaine de macération. Cette formule est conservée ici comme recette historique déjà documentée sur cette fiche. Elle ne constitue pas une recommandation de préparation ou de consommation.

L’Acore odorant dans l’Ayurveda

Dans la médecine traditionnelle indienne, l’Acore odorant est connu sous le nom de Vacha. Son usage remonte à des temps anciens. Le rhizome était traditionnellement employé comme plante aromatique et amère, notamment dans des préparations destinées à la sphère digestive, à la parole, à la mémoire, à l’attention, aux états nerveux et à certaines affections respiratoires.

Ces emplois appartiennent au système médical ayurvédique et ne doivent pas être interprétés comme des indications thérapeutiques validées selon les critères de la médecine moderne.

Acore, encens tibétains et méditation

L’Acore est fréquemment mentionné dans les mélanges d’encens tibétains. Dans certaines interprétations traditionnelles rapportées par David Frawley et Vasant Lad, il était brûlé ou intégré à des préparations destinées à soutenir les nerfs, la concentration méditative et l’éveil intérieur. Les auteurs évoquent également son image symbolique de « nourriture pour le serpent Kundalini ».

Référence conservée : Lad, V. et Frawley, D. (1987), ouvrages consacrés à l’Ayurveda et à l’usage traditionnel des plantes.

Une plante de bon augure au Cachemire

Au Cachemire, le rhizome d’Acore était considéré comme une plante de bon augure. Selon une coutume rapportée par Shah, il devait être l’une des premières choses observées au matin du festival traditionnel du Nouvel An, appelé Navroz.

Référence conservée : Shah (1982).

L’Acore odorant dans l’Égypte antique

Dans les récits consacrés à l’Égypte ancienne, l’Acore est évoqué parmi les plantes aromatiques employées dans les parfums, les onguents et certaines préparations rituelles. Des auteurs lui ont aussi attribué une réputation traditionnelle de plante stimulante et aphrodisiaque.

La présence de matières végétales identifiées ou supposées être de l’Acore dans le mobilier funéraire associé à Toutânkhamon est régulièrement citée dans la littérature ethnobotanique. Cette identification doit toutefois être présentée avec prudence, car les sources secondaires ne donnent pas toutes le même degré de certitude.

Les usages médicinaux et rituels chez les peuples autochtones d’Amérique du Nord

Les usages amérindiens constituent l’une des parties les plus riches de l’histoire ethnobotanique de l’Acore. Selon les peuples et les régions, le rhizome a été considéré comme une plante médicinale polyvalente, un aromate, une protection spirituelle, un talisman ou un élément cérémoniel.

Une plante médicinale polyvalente

Chez différents peuples d’Amérique du Nord, l’Acore était traditionnellement mâché, réduit en poudre, préparé en infusion ou en décoction. Les sources ethnobotaniques rapportent notamment des emplois historiques contre les maux de dents, les douleurs de gorge, la toux, les rhumes, la fièvre, les crampes d’estomac, les coliques et différents troubles digestifs.

Certains groupes le considéraient comme un tonique général ou une forme de panacée. Ces termes décrivent la place occupée par la plante dans les systèmes médicinaux traditionnels ; ils ne constituent pas une affirmation d’efficacité médicale actuelle.

Les Iroquois : protection contre la sorcellerie

Les Iroquois utilisaient le rhizome d’Acore dans des pratiques destinées à détecter les sorcières, à identifier les influences malveillantes ou à se protéger de la magie considérée comme dangereuse.

Protection des habitations et des enfants

Chez plusieurs peuples des régions boisées du Nord-Est, des morceaux de rhizome étaient suspendus dans les maisons ou cousus sur les vêtements des enfants. Ils étaient censés tenir à distance les « esprits de la nuit », les cauchemars et certaines influences néfastes.

Winnebago, Ponca, Pawnee, Omaha et Dakota

Les Winnebago, Ponca, Pawnee, Omaha et Dakota confectionnaient des guirlandes ou des assemblages d’Acore employés lors de rites secrets et de cérémonies sacrées. Les sources mentionnent notamment le wakan wacipi, traduit comme « danse sacrée », ainsi que l’usage de ces guirlandes comme talismans ou objets protecteurs associés à la chasse.

Références conservées : Howard (1953) ; Morgan (1980).

Les Chippewa : pêche et protection contre les serpents

Les Chippewa, également appelés Ojibwés, associaient l’Acore à Aralia nudicaulis. Les deux plantes étaient mises à bouillir afin d’obtenir une décoction dans laquelle les filets de pêche étaient trempés. Cette pratique était destinée à favoriser une bonne capture. La même préparation est aussi rapportée dans des usages visant à éloigner les serpents à sonnette.

Référence conservée : Motley (1994).

Les Cheyennes et les cérémonies de la hutte à sudation

Les Cheyennes utilisaient des morceaux de rhizome d’Acore comme matière aromatique lors de cérémonies de la hutte à sudation. Les fragments étaient jetés sur les pierres chauffées afin de produire une fumée odorante. Celle-ci était intégrée au rituel de purification et traditionnellement considérée comme nettoyante et bénéfique.

Une tradition à distinguer des connaissances actuelles

Les emplois décrits dans cet onglet proviennent de traditions médicales, de récits historiques et de travaux ethnobotaniques. Ils documentent la manière dont différentes sociétés ont utilisé ou interprété l’Acore odorant. Ils ne constituent ni une preuve d’efficacité clinique, ni une autorisation d’allégation de santé, ni une recommandation de consommation.

Références bibliographiques

Howard, J. H. (1953). Travaux ethnographiques consacrés aux peuples des Plaines et à leurs pratiques cérémonielles.

Morgan, L. H. (1980, réédition ou édition citée dans les sources ethnobotaniques). Travaux relatifs aux coutumes et aux usages de peuples autochtones d’Amérique du Nord.

Motley, T. J. (1994). The ethnobotany of sweet flag, Acorus calamus (Araceae). Economic Botany.

Lad, V. et Frawley, D. (1987). Ouvrages consacrés aux plantes et à la tradition ayurvédique.

Shah (1982). Source ethnobotanique relative aux usages de l’Acore au Cachemire et à la fête de Navroz.

Mukherjee, P. K. et al. (2007/2008). Acorus calamus: Scientific Validation of Ayurvedic Tradition from Natural Resources.

Rajput, S. B. (2014). An overview on traditional uses and pharmacological profile of Acorus calamus Linn. (Sweet flag) and other Acorus species.

Balakumbahan, R., Rajamani, K. et Kumanan, K. (2010). Acorus calamus: An overview.

European Medicines Agency, Committee on Herbal Medicinal Products. Public statement on the use of herbal medicinal products containing asarone, 2005.

Les informations fournies par « L’Herboristerie Yannick Bohbot » sont données à titre informatif, historique et ethnobotanique. Elles ne peuvent se substituer à l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de santé et ne constituent pas une recommandation d’usage.

Conserver hors de portée des enfants, à l’abri de la lumière et de l’humidité.

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