Griffe de chat - Uncaria tomentosa "una de gato"
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Écorce de liane coupée, vrac. Les 50g.
Récolte: 2025.
Origine: Brésil
Griffe de chat - Uncaria tomentosa
La griffe de chat (Uncaria tomentosa) est une grande liane ligneuse de la famille des Rubiaceae, originaire des forêts tropicales d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Particulièrement connue en Amazonie péruvienne sous le nom espagnol d'uña de gato, elle occupe une place importante dans plusieurs traditions locales. Son nom fait référence aux épines recourbées caractéristiques qui lui permettent de s'accrocher à la végétation environnante.
Qu'est-ce que la griffe de chat ?
Uncaria tomentosa est une liane tropicale pouvant atteindre une taille considérable en utilisant les arbres de la forêt comme supports. Elle appartient à la famille des Rubiaceae, qui comprend également le caféier (Coffea) et de nombreuses autres espèces tropicales.
Ses feuilles sont opposées, généralement ovales à elliptiques. La plante produit de petites fleurs réunies en inflorescences globuleuses. Mais ce sont surtout ses épines recourbées en forme de crochets, présentes au niveau des nœuds, qui constituent son caractère le plus immédiatement reconnaissable.
Pourquoi l'appelle-t-on « griffe de chat » ?
Le nom français « griffe de chat » est directement lié à l'appellation espagnole uña de gato, littéralement « griffe de chat ».
Cette appellation fait référence aux crochets courbés de la liane, dont la forme rappelle une griffe. Ils permettent à la plante de prendre appui sur les branches et la végétation environnante pour progresser vers la lumière.
Où pousse Uncaria tomentosa ?
La griffe de chat est une espèce des régions tropicales américaines. Elle est particulièrement associée aux forêts amazoniennes et est bien connue au Pérou, mais sa répartition naturelle ne se limite pas à ce pays.
Elle pousse dans les forêts tropicales humides, où son port de liane lui permet de se développer au milieu d'une végétation dense. Sa présence est documentée dans plusieurs régions d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud.
Uncaria tomentosa et Uncaria guianensis : deux griffes de chat différentes
Le nom « griffe de chat » ou uña de gato peut désigner plusieurs plantes. En Amérique du Sud, il est notamment employé pour Uncaria tomentosa et Uncaria guianensis.
Ces deux espèces appartiennent au même genre et possèdent des crochets caractéristiques, mais elles ne doivent pas être considérées comme une seule et même plante. Leur morphologie, leur composition et certains de leurs usages traditionnels peuvent différer.
L'identification botanique constitue donc un point particulièrement important lorsqu'une matière végétale est commercialisée sous le seul nom vernaculaire d'« uña de gato ».
Une liane emblématique de l'ethnobotanique amazonienne
Uncaria tomentosa est surtout connue pour la place qu'elle occupe dans différentes traditions amazoniennes. Son utilisation est notamment documentée au Pérou et chez des populations autochtones telles que les Asháninka.
L'écorce et différentes parties de la liane ont fait l'objet de préparations traditionnelles, notamment sous forme de décoctions. Ces pratiques et leur contexte ethnobotanique sont détaillés dans notre onglet consacré aux usages traditionnels.
Les constituants étudiés de la griffe de chat
Uncaria tomentosa contient différentes familles de constituants naturels ayant fait l'objet de recherches phytochimiques. On y retrouve notamment des alcaloïdes oxindoliques, ainsi que des composés polyphénoliques et d'autres constituants caractéristiques de la plante.
La composition peut varier selon la partie végétale étudiée, l'origine du matériel végétal et différents facteurs naturels. La littérature distingue notamment plusieurs profils d'alcaloïdes oxindoliques chez Uncaria tomentosa.
Quelle griffe de chat proposons-nous ?
Nous proposons de la griffe de chat (Uncaria tomentosa) sous forme d'écorce de liane coupée.
Sources et références
- Royal Botanic Gardens, Kew – Plants of the World Online : Uncaria tomentosa (Willd. ex Schult.) DC.
- Keplinger K., Laus G., Wurm M., Dierich M.P., Teppner H. – Uncaria tomentosa (Willd.) DC. – Ethnomedicinal use and new pharmacological, toxicological and botanical results. Journal of Ethnopharmacology, 1999, 64(1), 23-34.
- Heitzman M.E., Neto C.C., Abraham J.E., Gerald B. – Ethnobotany, phytochemistry and pharmacology of Uncaria (Rubiaceae). Phytochemistry, 2005, 66(1), 5-29.
Les informations fournies par "l'Herboristerie Yannick Bohbot" sont données à titre informatif et ne peuvent se substituer à l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé. Conserver hors de portée des enfants, à l'abri de la lumière et de l'humidité.
- Origine
- Brésil
- Poids
- 50g
- Récolte
- 2025
- Date de durabilité minimale (DDM)
- 12/26
Les usages traditionnels de la griffe de chat
Connue sous le nom d’uña de gato, la griffe de chat (Uncaria tomentosa) occupe une place importante dans les traditions médicinales de l’Amazonie, particulièrement au Pérou. Son utilisation est notamment documentée chez les Asháninka. Au-delà de ces usages médicinaux, cette grande liane apparaît également dans certaines préparations traditionnelles plus complexes de l’Amazonie péruvienne.
La griffe de chat chez les Asháninka
La griffe de chat (Uncaria tomentosa) occupe une place particulière dans la médecine traditionnelle des Asháninka, peuple autochtone établi principalement dans l’Amazonie péruvienne.
Les travaux ethnomédicinaux consacrés aux Asháninka montrent que l’uña de gato ne doit pas être considérée comme une simple plante médicinale isolée. Son utilisation s’inscrit dans une conception plus vaste de la personne, de la maladie et de la guérison, où les dimensions physiques et spirituelles peuvent être étroitement associées.
La littérature ethnobotanique rapporte l’utilisation de différentes parties de la plante, notamment l’écorce, les racines et les feuilles. La décoction constitue l’un des modes de préparation traditionnellement documentés.
Plaies, articulations, estomac et reins : les usages traditionnellement rapportés
Dans les traditions amazoniennes et particulièrement dans les sources consacrées aux Asháninka, Uncaria tomentosa est associée à de nombreux usages.
Son emploi traditionnel est notamment rapporté pour les plaies, les douleurs articulaires et osseuses et les rhumatismes, ainsi que pour différents troubles gastro-intestinaux. La littérature mentionne également son utilisation traditionnelle concernant les reins et l’appareil urinaire.
On retrouve enfin un usage particulièrement intéressant dans l’histoire médicinale de la plante : la griffe de chat est mentionnée dans le cadre de la récupération des femmes après l’accouchement.
Ces indications décrivent des usages médicinaux traditionnels rapportés par les sources ethnobotaniques. Elles ne constituent pas des indications thérapeutiques modernes ni des recommandations d’utilisation.
La décoction traditionnelle d’uña de gato
La décoction est régulièrement mentionnée parmi les modes traditionnels de préparation de la griffe de chat.
Les sources ethnobotaniques et les synthèses consacrées à Uncaria tomentosa rapportent ainsi la préparation dans l’eau de parties telles que l’écorce, les racines ou les feuilles.
Les pratiques, quantités et durées de préparation pouvant varier selon les populations et les sources, nous ne transposons pas ces préparations ethnobotaniques en posologie contemporaine.
Une plante également associée à l’ayahuasca
Un aspect beaucoup moins connu de l’ethnobotanique d’Uncaria tomentosa concerne sa présence parmi les nombreuses plantes pouvant être ajoutées à certaines préparations d’ayahuasca en Amazonie péruvienne.
Richard Evans Schultes, Albert Hofmann et Christian Rätsch mentionnent explicitement Uncaria tomentosa parmi les additifs de l’ayahuasca.
Dans le tableau consacré à ces plantes, les auteurs rapportent pour Uncaria tomentosa un usage traditionnel comme fortifiant, ainsi que des emplois concernant notamment les allergies, certaines maladies vénériennes, les atteintes rénales et les ulcères de l’estomac.
Cette mention ne signifie pas que la griffe de chat soit elle-même considérée comme une plante hallucinogène. Elle témoigne surtout de la complexité des préparations végétales amazoniennes, auxquelles différentes espèces peuvent être ajoutées pour les qualités qui leur sont traditionnellement attribuées.
L’uña de gato dans les « sept racines »
Une autre préparation traditionnelle permet de découvrir un aspect méconnu de l’histoire de la griffe de chat : les siete raíces, ou « sept racines », de l’Amazonie péruvienne.
Christian Rätsch et Claudia Müller-Ebeling décrivent cette préparation dans leur encyclopédie consacrée aux aphrodisiaques. Malgré son nom, elle ne contient pas uniquement des racines mais différentes matières ligneuses, bois et écorces de plantes amazoniennes.
Une recette rapportée par les auteurs associe notamment chuchuhuasi, clavohuasca, cumaceba, huacapurana, mururé, uña de gato (Uncaria tomentosa) et huito.
Ces matières végétales sont traditionnellement mises à macérer dans un alcool, puis la préparation filtrée peut être adoucie avec du miel.
Une préparation associée à la force et à la sexualité
Les siete raíces appartiennent à une famille de préparations amazoniennes auxquelles sont traditionnellement attribuées des qualités toniques et aphrodisiaques. Les recettes peuvent varier selon les régions et les préparateurs.
La présence de la griffe de chat dans l’une de ces recettes ne permet donc pas d’attribuer à Uncaria tomentosa, prise isolément, l’ensemble des propriétés traditionnellement attribuées au mélange. Elle montre en revanche que l’uña de gato appartient à un univers ethnobotanique beaucoup plus vaste que celui sous lequel la plante est aujourd’hui généralement présentée en Occident.
Des traditions amazoniennes à la phytothérapie moderne
L’intérêt occidental pour Uncaria tomentosa s’est fortement développé au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Les usages rapportés en Amazonie ont progressivement conduit botanistes, ethnopharmacologues et chercheurs à étudier sa composition.
De nombreux travaux ont notamment porté sur ses alcaloïdes oxindoliques et sur d’autres constituants de la plante.
Il convient cependant de distinguer les usages traditionnels documentés, les résultats obtenus expérimentalement sur la plante ou ses constituants et les allégations de santé utilisables commercialement : ces trois niveaux d’information ne sont pas équivalents.
Sources et bibliographie
Keplinger K., Laus G., Wurm M., Dierich M. P., Teppner H. – Uncaria tomentosa (Willd.) DC. – Ethnomedicinal use and new pharmacological, toxicological and botanical results. Journal of Ethnopharmacology, 64(1), 23-34.
Heitzman M. E., Neto C. C., Abraham J. E., Gerald B. – Ethnobotany, phytochemistry and pharmacology of Uncaria (Rubiaceae). Phytochemistry, 66(1), 5-29.
Schultes R. E., Hofmann A., Rätsch C. – Les Plantes des dieux – Les plantes hallucinogènes : botanique et ethnologie. Mention d’Uncaria tomentosa parmi les plantes additionnelles de certaines préparations d’ayahuasca.
Rätsch C., Müller-Ebeling C. – The Encyclopedia of Aphrodisiacs: Psychoactive Substances for Use in Sexual Practices. Section consacrée aux siete raíces et aux traditions des paleros de l’Amazonie péruvienne.
Les informations fournies par "l'Herboristerie Yannick Bohbot" sont données à titre informatif et ne peuvent se substituer à l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé. Conserver hors de portée des enfants, à l'abri de la lumière et de l'humidité.